Arrivee au Cambodge depuis plus de 5 jours maintenant, je realise que j'ai pris pas mal de retard dans la redaction de ce blog et qu'il serait grand temps que je m'y remette...
Tout d'abord, petit flashback sur mon depart du Laos: Pakse - Kratie (petit bled au nord du Cambodge sur la route qui descend vers Phnom Penh, connu pour ses dauphins d'eau douce), montre en main, 8h de trajet... dont 1h30 passees a la frontiere pour 1/ effectuer toutes les formalites de rigueur et se faire racketer avec le sourire (1$ pour l'encre du tampon + 1$ pour le"medecin" qui effectue le "controle sanitaire" + 1$ pour ... je sais plus trop pour quoi ou pour qui en fait... pour les douaniers Cambodgiens?... + (uniquement pour les plus flemmards de mes compagnons de bus) 1$ de commission pour le Gentil Organisateur qui proposait de se charger pour nous de toutes ces formalites, histoire de nous eviter d'avoir a descendre du bus... No comment... et 2/ attendre le 2eme bus sense allege le 1er, blinde a mort (comprendre: les derniers a monter ont du s'assoire par terre dans l'allee...). Tout ca par 40 degres a l'ombre!... Enfin bref, cela m'aura donne l'occasion de sympathiser avec ma voisine de bus (et oui, l'attente ca cree des liens), Martina la Suisse Allemande, qui descendait egalement a Kratie. Nous avons meme decide de partager notre chambre de guesthouse. 3$ US la nuit! Qui dit mieux?!!!
Le soir meme, alors que nous prenions notre premiere Angkor Beer (Same Same... But different... par rapport a la BeerLao) et que nous decouvrions (un peu amusees je l'avoue) les habitudes vestimentaires des Cambodgiennes (a savoir: porter le pyjama, de preference tres colore et tres ample donc pas franchement feminin, ce de jour comme de nuit!), nous avons fait la connaissance de Kassem, francais et routard devant l'eternel et de Christopher, autre Suisse Allemand avec qui nous avons passe une excellente soiree a refaire le monde, dans un petit rade bien local sur les bords du Mekong.
Le lendemain, ballade d'une petite heure en bateau pour voir les dauphins d'eau douce. Ballade a faire pour le plaisir de passer un petit moment sur l'eau mais pas vraiment pour les dauphins. Non pas qu'il n'y en ai pas. On en voit meme pas mal... Mais ils restent tres peu de temps en surface et a part le bout de leur museau et leur aileron, on ne voit pas grand chose... Voila, rien de plus a dire sur Kratie, petite ville de province a l'architecture coloniale sympathique comme on en voit beaucoup par ici, qui represente selon moi une bonne petite halte sur la route de Phnom Penh, sans plus...
Apres ce petit break a Kratie, j'ai repris la route pour un sejour eclair de deux jours dans la capitale cambodgienne en plein developpement ou les monuments et les immeubles imposants et modernes commencent a faire leur apparition.
Juste le temps pour moi de silloner la ville a pied (et par la meme occasion de m'interroger tres serieusement sur la duree de vie moyenne d'un pieton en milieu urbain au Cambodge... a mon avis, pas beaucoup plus longue que celle d'un automobiliste tombe en rade sur le bord de l'autoroute en France...) et de visiter le Musee National qui, en plus d'etre tres beau, constitue a mon sens une tres bonne introduction a la decouverte des merveilleux temples d'Angkor et, dans un tout autre registre, l'ancienne prison S-21 de Tuol Sleng. C'est dans cet ancien lycee francais, reconverti en centre de detention, que les Khmers rouges enfermaient et torturaient les opposants supposes au regime avant de les envoyer dans des camps d'extermination. Ce lieu a aujourd'hui ete reconverti en un musee dedie a la memoire des victimes et ou l'on peut notamment visiter les cellules (minuscules) des prisonniers ainsi que les salles de torture et se recueillir devant les milliers de photographies representant les portraits de ces memes prisonniers, prises par leurs propres geoliers et tortionnaires... Visite emouvante et ecoeurante a la fois mais probablement necessaire afin de prendre conscience de l'ampleur du traumatisme subi par le peuple cambodgien...
En gros, en l'espace d'a peine 4h, j'ai pu avoir un apercu de ce que les Khmers avaient pu realiser de mieux... et de pire...
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